Without a Trace | FBI : Portés Disparus (série complète)

Comme annoncé précédemment, 2010 sera assurément une année de fin de série pour moi. Après Gilmore Girls, les adieux ont été faits il y a quelques semaines suite à la diffusion du series finale de Without a Trace (FBI : Portés Disparus chez nous) sur France 2. Créée en 2002, la série est une production de Jerry Bruckheimer, un des plus gros producteurs américains. Composée de sept saisons, soit 160 épisodes, elle est passée sur CBS aux Etats-Unis jusqu’à son arrêt brutal en 2009. En France, elle fut diffusée dès 2004. C’est d’ailleurs à ce moment-là que j’ai commencé la série. Les épisodes sont multi-rediffusés, mais souvent dans un ordre totalement aléatoire. Si au départ, Without a Trace avait un traitement assez privilégié en France, ce ne fut plus du tout le cas vers la fin, il suffit de voir de quelle manière est passée la saison sept. Aucun spoiler.

Leur marge d’erreurs est très étroite et chaque enquête est une course contre la montre. L’agent spécial Jack Malone et les membres de la section des Personnes Disparues du FBI se servent des techniques les plus avancées pour déterminer le profil des personnes disparues. Ils peuvent ainsi disséquer la vie de quelqu’un jusque dans les moindres détails. Aucun mensonge, aucune imposture ou autre forme de manipulation ne résiste à leur enquête minutieuse et critique. Ils trouvent tout. Car en examinant chaque fait de la vie d’une personne disparue, ils arrivent à déterminer avec précision l’endroit où se trouve cette personne. Mais ils ne peuvent se permettre la moindre erreur car le temps presse. Et après 48 heures, la plupart des disparus le restent à jamais…
Source : AnnuSéries

Si vous suivez Luminophore depuis quelques temps vous devez probablement savoir que les séries policières sont loin d’être les favorites de la maîtresse des lieux. Pourtant, il m’arrive d’en regarder quelques unes. Without a Trace en fait donc partie. Lorsque j’ai commencé la série, je l’ai de suite adorée. Plutôt que des enquêtes sur des crimes et autres joyeusetés, la série a dès le départ eu une autre approche. L’équipe cherche les disparus, d’où son titre. Dommage que le titre français n’ait pas gardé une traduction directe, comme c’est le cas au Québec. C’est bien plus percutant. La série repose sur le même style que les autres, c’est-à-dire que l’on a une histoire par épisode. L’équipe est confrontée à une disparition et doit la résoudre de la meilleure manière possible. On ne sait que peu de choses au départ sur les différents membres de l’unité spéciale mais au fur et à mesure, on les découvre et on les apprécie pour la plupart. Globalement, la série fut assez avare concernant leur vie personnelle mais elle s’est pas mal lâchée en dernière saison, n’hésitant pas à presque inverser la tendance avec les enquêtes policières.

Si durant les premières saisons le charme était là car le situations étaient nouvelles, les personnages intéressants, dès le milieu de la série, l’ennui commence à poindre le bout de son nez. Arrivée en fin de saison sept, j’avoue avoir été vraiment ravie de la voir se terminer car je commençais en avoir sérieusement ras la casquette. Sans pour autant avoir envie d’arrêter car avoir presque tenu sept ans pour ne pas voir le bout, c’est dommage. Les scenarii étant de plus en plus redondants, Without a Trace n’avait plus grand chose de franchement intéressant à proposer. Il aurait fallu un renouvellement plus en profondeur. Finalement, on en revenait toujours à la même chose. Il faut par ailleurs avouer que le héros principal, Jack Malone, est plutôt antipathique ce qui n’aide pas. Pourtant, le reste de l’équipe est sympathique comme tout. Entre Danny, Martin, Sam, Vivian et Elena, la dernière à intégrer la série, on avait de quoi faire. On peut déplorer aussi le fait que certains personnages aient été peu développés. C’est particulièrement le cas de Vivian qui durant les dernières saisons ne peut se targuer d’avoir de réels moments bien à elle. Autre point fort dommageable : la fin qui n’en est clairement pas une. On peut comprendre pourquoi Anthony LaPaglia est tellement monté au créneau. La série devait revenir et le series finale ne mérite même pas d’être appelé de la sorte.

Difficile d’être réellement positif car pour moi, Without a Trace a tellement décliné au fil des années que j’en garde un souvenir assez médiocre. Pourtant, je me souviens de très bons épisodes comme celui d’un en première saison sur un médecin saoudien. Les thèmes abordés ont souvent été pertinents et bien mis en valeur. Avec sept saisons, il y a eu le temps d’en avoir passer des choses. La série joue aussi assez sur les préjugés et sur les idées préconçues. La psychologie des personnages est plutôt étudiée. Au niveau de la réalisation, rien à redire, c’est on ne peut plus correct. Les épisodes suivent tous le même cheminement mais il existe quelques exceptions. L’un d’entre eux par exemple a été tourné selon le point de vue de l’entourage de la personne disparue, et non par rapport aux enquêteurs. Ce procédé était plutôt intéressant. Un cross-over avec CSI a été réalisé et il fut on ne peut plus décevant par contre. En sept ans, la série s’est offert de nombreuses guest stars.

Without a Trace a commencé très fort mais la qualité s’est nettement atténuée au fil du temps, la faute à des situations vues et revues et un sentiment de lassitude. Même s’il paraît clair qu’il était temps de terminer la série, on ne peut que regretter la manière dont elle est partie tant le dernier épisode est moyen. Il n’empêche que les qualités furent indéniables, la série aura su se démarquer des autres par son point de départ original. En plus du rythme bien dosé, Without a Trace aura par ailleurs mis avant des histoires assez inédites malgré les codes du genre, avec une équipe soudée et souvent attachante.