Chase | チェイス

Par , le 25 octobre 2017

Alors que Mother passait sur une chaîne concurrente – mais pas le même soir –, le scénariste Sakamoto Yûji s’échinait aussi sur une autre série : Chase. Les six épisodes la constituant furent diffusés sur NHK entre avril et mai 2010 ; tous durent un peu moins d’une heure. Quand on sait que les histoires sont rarement écrites longtemps en avance, il semble facile d’imaginer l’énergie que cette double tâche a dû lui demander… Vous l’aurez évidemment compris, cette production n’a rien à voir avec l’étasunienne au titre similaire de NBC sortie également en 2010. Aucun spoiler.

Haruma Sôsuke travaille avec passion et succès comme inspecteur des impôts. Il ne compte pas ses heures et néglige inévitablement son épouse et sa fille. D’ailleurs, suite à diverses circonstances, il choisit de ne pas partir en voyage comme cela était prévu et laisse sa femme s’envoler à l’étranger, seule. L’avion s’écrase sans survivant. Au-delà de la tragédie de cette catastrophe et des conséquences personnelles en découlant, Sôsuke réalise avec effroi qu’elle n’est pas due à un funeste coup du sort, mais à une manipulation orchestrée dans un unique but de fraude fiscale. Quel genre d’individu est capable d’une telle froideur pour de l’argent ? Un homme d’affaires au cœur d’airain, Murakumo Shûji, se trouve justement sur sa route, mais ce détachement ne pourrait être qu’une façade…

À l’instar de la chaîne payante WOWOW, la publique NHK apprécie généralement les fictions plus condensées et adultes, ce qui s’avère agréable parmi une offre pléthorique visant surtout une audience adolescente. Chase suit le chemin de ses excellents prédécesseurs Hagetaka, Soratobu Tire et Gaiji Keisatsu en se focalisant sur des thématiques pointues, à première vue assez arides, mais définitivement humaines. Bien qu’au demeurant plutôt classique, sa réalisation essaye de se démarquer avec un montage parfois haché et des mouvements de caméra légèrement excessifs, probablement dans le but de maximiser le rythme. La musique de Kikuchi Naruyoshi participe aussi à l’atmosphère et, quoique pas toujours heureuse, permet à l’ensemble de sortir du lot et de définitivement se créer une identité. La bande-son comporte effectivement une tonalité très jazzy, avec un saxophone prépondérant s’amusant volontiers d’un registre exotique et d’un déchirement grinçant, mais également avec un chant soprano lancinant – approche qui se veut finalement logique au vu du compositeur aux commandes. Au moyen de ses six épisodes rondement menés, Chase ne se perd pas en circonvolutions et tente d’injecter une ambiance intrigante allant crescendo, mais finissant par assez rapidement s’étioler, la faute à un basculement d’enjeux en cours de route. Les débuts de la série s’adonnant à la carte du thriller financier ne ressemblent en aucun cas à l’épilogue, beaucoup plus dramatique et marqué par une vengeance nourrie depuis plusieurs décennies. En effet, le scénario laisse d’abord croire à des jeux de dupe et à la poursuite de ces fraudeurs éhontés, tout en insufflant en filigrane une dimension critique, éthique, sur la profession du protagoniste. Que la production souhaite changer de fusil d’épaule ne gêne nullement, surtout lorsque la progression se fait adroitement, mais il est clair qu’elle aurait dû distiller des indices dès le départ. Ceux espérant un polar nerveux, intellectuellement stimulant et discutant de montages financiers risquent la déception ; en revanche, les amateurs d’histoires abordant l’intime et les obsessions de représailles finiront, eux, certainement davantage satisfaits.

Chase démarre par un épisode d’exposition mettant en avant le travail assez ingrat et chronophage d’inspecteur des impôts exercé par Haruma Sôsuke. Convaincu de l’importance de sa mission, il bataille contre l’évasion fiscale en respectant ses valeurs et la loi. Jusqu’à présent, sa carrière se déroule de manière traditionnelle, sans heurts notables. Et pourtant, il tombe des nues en constatant que des mentors qu’il tenait en haute estime ne sont pas infaillibles et que la corruption touche tous les domaines, même ceux les combattant. L’écriture a le bon goût de troubler les frontières morales, de laisser des doutes sur divers sujets épineux en lien avec l’argent. Sôsuke et son pendant négatif, l’homme d’affaires Murakumo Shûji, se ressemblent finalement assez, mais tandis que l’un reste droit dans ses bottes et refuse la tentation, l’autre part du principe que tant qu’à vivre dans un monde pétri de vices, autant en profiter. Sôsuke, incarné par Eguchi Yôsuke (Shiroi Kyotô), s’efface derrière le fin fraudeur et peine à réellement fédérer. Ce qui lui arrive n’est pas dénué d’intérêt, loin de là, mais sa caractérisation traditionnelle manque de relief et d’une véritable intensité émotionnelle. Diligent au bureau, il délaisse néanmoins sa vie de famille et le réalise trop tard, après le décès de son épouse (Kimura Tae – Coffee-ya no Hitobito). Sa fille unique (Mizuno Erina) l’en juge responsable et décide de le mépriser, voire de volontairement le blesser en flirtant avec tout ce qu’il exècre. Abattu, il choisit de se plonger encore plus dans sa lutte et continue ses affaires avec la pugnacité le définissant. Et c’est simultanément qu’il découvre que derrière maintes de ses enquêtes se cache quelqu’un tirant les ficelles à une plus grande échelle. Sa combativité se métamorphose en obsession quand il comprend que ce même homme a un rôle relatif dans le crash aérien. La série brosse ainsi la confrontation entre ces deux individus et propose une sorte de jeu du chat et de la souris.

Le premier tiers de Chase se concentre sur les malversations financières de Murakumo Shûji, surnommé à juste titre le magicien des Caraïbes. Intelligent et fin stratège, il vend ses services aux plus fortunés désirant éviter au maximum les taxes, voire s’en débarrasser totalement. Il ne recule devant rien pour arriver à ses fins, quitte à user de méthodes peu orthodoxes et amorales. Son fidèle et volubile comparse, Johnny Wong (Ôhama Naoki), se charge des basses besognes. Hiyama Kiichi (Saitô Takumi – QP), le riche président d’une grande société, l’approche, car il s’apprête à toucher un considérable héritage paternel et ne souhaite en aucun cas le voir fondre comme neige au soleil. Cette collaboration, certainement semblable à une multitude d’autres qu’il a déjà concoctées, n’est en vérité pas si banale que ça. Le crash d’avion et les sommes colossales mises sur le tapis ne sont que des rouages dans ce qu’il trame en coulisses. Si la fiction commence avec son inspecteur des finances et cherche à créer un pont émotionnel avec ses téléspectateurs, son véritable sujet phare est l’antihéros que représente Shûji. Énigmatique, calme, à l’allure très soignée, il pense à tout et maîtrise son domaine. L’interprétation habitée d’Iura Arata (Mitsu no Aji) confère au personnage une dimension grave, inquiétante et troublante. L’homme d’affaires arbore une main prothétique en plastique pour une raison inconnue et ne parle guère de son parcours, de son passé. Les retrouvailles avec une amie ne le laissant pas indifférent, Kawashima Kaori (Asô Kumiko – Kaette Kita Jikô Keisatsu), le font sortir subrepticement de sa réserve, les deux partageant bien plus de points communs que ce que les apparences amènent à croire. Bien que cette femme ne possède pas les capacités de Shûji, elle sait ce qu’elle veut et de quelle manière l’atteindre, la série ne la bornant pas du tout à un rôle superficiel. Avec le jeune Hiyama, le quatuor se lance ainsi dans une opération financière de grande envergure pendant que la brigade anticorruption les pourchasse et que l’un des leurs cherche surtout une vengeance individuelle.

Le thriller financier se mute assez rapidement en revanche amère mûrie depuis des dizaines d’années. Au départ, Chase illustre le cheminement de Sôsuke et de ses collègues dans la lutte contre l’évasion fiscale. Malheureusement, même pour une totale néophyte en la matière, les manœuvres utilisées par les fraudeurs ne comportent aucune note stupéfiante ou effervescente. L’écriture se limite à une présentation scolaire, presque ingénue et simpliste. D’une certaine manière, que la série ait alors choisi de tirer parti de l’intime de ses personnages s’avère judicieux tant elle ne paraissait pas suffisamment armée pour convaincre sur le plan du suspense. Tout au long des épisodes, Sôsuke et Shûji se tournent autour, se découvrent et essayent de sortir victorieux de cette course-poursuite plutôt stimulante à regarder. L’alchimie entre les deux acteurs ne fait nul doute, tout comme leur complémentarité. L’inspecteur des impôts se lance à corps perdu dans sa quête devenue obsessionnelle, remonte toutes les pistes à sa portée et commence un voyage l’amenant dans le passé. En dépit d’excellents moments confidentiels à l’aura tantôt bouleversante tantôt intrigante, la conclusion délivre un arrière-goût un peu amer, car au lieu de permettre à Shûji d’être l’antagoniste marmoréen dépeint initialement, elle cherche à l’excuser, expliquer et quasiment cautionner ses actes, lui qui se voit envahir par ses démons. Une fois de plus, la télévision japonaise sombre dans l’écueil de dédiaboliser ses ennemis, de leur offrir une certaine rédemption. Trop rares sont les productions à dessiner un individu agissant cruellement tout bonnement parce qu’il en a envie et non pas parce qu’il a souffert de la main d’autrui. Quel dommage !

En résumé, Chase pèche un peu par excès d’ambition en souhaitant à la fois allier un fond financier au climat exaltant à une vendetta plus intime et émotionnelle. Que ce soit l’une ou l’autre dominante, elles se révèlent finalement superficielles, la faute à un traitement inégal et à des choix scénaristiques n’allant pas jusqu’au bout des choses. Pourtant, cette série ne manque clairement pas d’idées en plus de disposer d’un personnage majeur, imperturbable, ambivalent et fascinant. Avec un tel potentiel et un intéressant duel favorisant l’ambiguïté, il devient assez légitime d’en ressortir légèrement déçu, bien que le divertissement réponde à l’appel et que l’ensemble ne commette aucune réelle erreur de route, sauf justement de trop s’éparpiller et de ne pas oser se montrer plus subversif. Malgré tout, notamment en raison de la partie choyant l’intime, le visionnage se veut plus qu’agréable et mérite le détour pour qui souhaite une fiction nippone se détachant des standards en vigueur.

Doctor Who – The Husbands of River Song (Christmas Special 2015)

Par , le 18 octobre 2017

Il faut encore patienter deux bons mois avant l’irruption du gros barbu sur son traîneau, mais rien ne nous empêche de discuter par ici de l’avant-dernier épisode de Noël en date de Doctor Who intitulé The Husbands of River Song. D’une durée d’une heure et scénarisé par Steven Moffat, il fut diffusé sur BBC One le 25 décembre 2015. Aucun spoiler.

Le Docteur se trouve dans son TARDIS, probablement en train de ronchonner sur les chanteurs de Noël qu’il ne veut pas voir frapper à sa porte. Jusqu’à ce qu’un individu connaissant visiblement son identité lui demande de venir, car il a besoin d’aide. Intrigué, il obtempère et arrive devant une grande soucoupe volante où l’accueille… River Song ! Sauf qu’elle ne le reconnaît pas du tout et attend de lui qu’il opère son époux, le roi Hydroflax. Comment ça, elle est mariée à quelqu’un d’autre que le Seigneur du Temps ?!

Après une fin de saison neuf éprouvante, cette aventure inédite joue la carte humoristique, ce qui en soi n’est pas un mal. D’ailleurs, assez rares sont les épisodes de Noël à s’y atteler. En revanche, il est vraiment dommage que l’aspect festif soit autant en retrait. Certes, la neige et quelques décorations répondent à l’appel, mais elles restent en arrière-plan et il manque le fameux esprit typique de cette période. Ne boudons tout de même pas notre enthousiasme devant cet unitaire sympathique comme tout reposant beaucoup sur le duo énergique que forment Twelve et River Song. Et pourtant, il paraissait légitime de se montrer circonspect en constatant le retour de celle qui avait normalement disparu. N’était-ce pas vouloir contenter les fans et tirer sur la corde que de la faire revenir ? Le récit n’allait-il pas définitivement égratigner le personnage ? Non, pas du tout. C’est un vrai plaisir de la voir évoluer surtout qu’elle ne réalise pas sur l’instant que son comparse du moment est le Docteur. Il a beau lui lancer un tas de clins d’œil, elle n’y prête guère attention, car pour elle, il est arrivé au terme de ses visages avec celui d’Eleven, cette version qu’elle a tout particulièrement fréquentée. La River apparaissant ce jour n’est pas n’importe laquelle comme le public le remarque progressivement avec une certaine mélancolie. Bien que The Husbands of River Song soit drôle, il ne se départ effectivement pas d’une atmosphère nostalgique, les quinze dernières minutes convoyant beaucoup d’émotions et de tendresse.

Dès le début, cet épisode respire l’absurdité et l’écriture s’en amuse avec facétie en dépit d’un rythme un peu plus laborieux vers le milieu. Le scénariste oublie heureusement de tarabiscoter son intrigue et se contente de simplicité bien que les éléments partent un peu dans tous les sens, comme pour accentuer la folie douce ambiante. Pour la première fois, le Docteur sous sa forme de Twelve rencontre River Song qui n’a aucune idée de qui est cet individu ne faisant que lui répéter qu’elle le connaît. Elle croit d’ailleurs dans un premier temps qu’il est le chirurgien qu’elle a recruté pour sauver son mari (Greg Davies) qui s’apprête à mourir à cause d’un diamant logé dans son crâne. Du moins, c’est ce qu’elle explique à son supposé cher et tendre parce qu’en vérité, elle aurait épousé la pierre précieuse et attend du praticien qu’il décapite le pauvre condamné. S’en suivent des retournements de situation, des fidèles voués à la cause d’un souverain mégalomaniaque, un androïde géant et deux acolytes, dont un amusant se prénommant Nardole (Matt Lucas). Comme à son habitude, River manipule son monde avant de se retrouver dans des positions fantasques. Si le Docteur essaye d’emblée de lui rappeler son existence, il finit plus ou moins par laisser tomber et accepte de jouer le jeu. Pour une fois, les rôles sont ainsi inversés puisqu’il occupe la place du compagnon, l’archéologue dynamique empruntant sans tergiverser le TARDIS. Le plaisir manifeste de Peter Capaldi est contagieux et voir le protagoniste s’extasier s’avère délicieux à souhait. De même, ses moments de choc en constatant les petites habitudes de River ou ce qu’elle fabrique quand elle est seule divertissent et permettent de découvrir une facette moins familière du héros. Insidieusement, l’écriture distille quelques éléments plus tristes prenant leur envol en bout de course.

Twelve et River se lancent des répliques du tonnerre, cherchent à rester vivants tandis qu’ils sont pourchassés par des créatures ennemies, et la recette fonctionne. Mais The Husbands of River Song divulgue aussi les pensées plus intimes, les incertitudes de cette femme, elle qui aime véritablement le Docteur et qui sait pertinemment qu’il a fréquenté beaucoup d’autres, qu’il le fera encore et que ses sentiments ne sont pas au même niveau que ceux d’un humain. Elle le comprend et n’attend pas quoi que ce soit de lui. Son discours au restaurant brise le cœur surtout qu’au-delà du visage suffisamment éloquent du Seigneur du Temps, il laisse un doute : croit-elle réellement ce qu’elle dit ou n’essaye-t-elle pas sur l’instant de tromper l’antagoniste en face d’elle ? Elle serait sûrement surprise de découvrir la vérité et devrait faire davantage confiance à sa propre valeur. Alors quand le public entend parler d’un lieu déjà évoqué et se souvient de ce qu’il symbolise, la tristesse survient, sans non plus se révéler étouffante grâce à la nature desdits personnages, souvent excessifs, et de beaux raccords et références au reste de l’univers, dont ce cadeau inopiné. Dommage toutefois que la musique de Murray Gold se montre un peu trop intrusive, car l’écriture n’en a vraiment pas besoin pour toucher.

Au final, cet épisode de Noël à l’ambiance douce-amère marque avec une simplicité appréciable les retrouvailles du Docteur et de l’illustre River Song que l’on ne pensait plus revoir, mais qui finit toujours par trouver un moyen de revenir sur le devant de la scène. Bien que The Husbands of River Song manque un peu d’esprit festif pour en devenir un incontournable du genre et souffre de légères baisses de régime, il laisse une jolie impression grâce à plusieurs de ses moments croustillants ainsi qu’à son ton équilibrant parfaitement humour loufoque et émotions. En bref, il apporte toute la chaleur et la tendresse requises pour la conclusion de cette relation paraissant perpétuellement sans fin.

L’automne 2017 des j-dramas

Par , le 11 octobre 2017

Comme je l’ai déjà évoqué en début d’année, ces billets trimestriels ne me convainquent que peu. Je passe beaucoup de temps dessus, sans aucun plaisir, et ils ne me plaisent au final guère, si ce n’est qu’ils me permettent de réfléchir davantage sur les nouveautés japonaises. C’est pourquoi, après une tentative de reformulation du système tout au long de 2017 et maintes tergiversations, j’ai décidé d’arrêter les frais avec celui de ce jour. J’ai commencé cette rubrique il y a plus de huit ans et j’estime qu’elle a correctement vécu sa vie. Bien sûr, étant une éternelle hésitante, je suis capable de changer d’avis d’ici là, mais j’en doute.

À l’instar des précédents récapitulatifs, j’ai choisi de ne proposer qu’une sélection très succincte. Les productions m’intéressant le plus – pour des raisons parfois hautement discutables – disposent d’une petite étoile (★) à la fin de leur description. Comme d’habitude, seuls les renzoku sont abordés, les tanpatsu étant volontairement mis de côté.

(Si l’affiche, le lien vers le site officiel ou la page Drama Wiki ne sont pas indiqués ici, c’est qu’ils ne sont pas encore disponibles ; je les ajouterai dès que possible. Il en va de même en ce qui concerne le synopsis de certaines séries.)

Ame ga Furu to Kimi wa Yasashî

Chaîne : Hulu
Début : 16 septembre 2017
Site officiel – Fiche Drama Wiki

Les nombreux amateurs du scénariste Nojima Shinji seront ravis de retrouver sa plume dans ce qui s’annonce comme une romance assez peu commune, surtout à la télévision japonaise. Quand un mari découvre que sa femme le trompe ouvertement depuis des années, non pas parce qu’elle ne l’aime plus, mais parce qu’elle est accro au sexe, il ne sait de quelle manière réagir. Tamayama Tetsuji et Sasaki Nozomi interprètent ces héros tentant de recoller les pots cassés et de panser leurs blessures. L’attrait de l’auteur pour les thématiques un peu subversives transpire dès la lecture de ce postulat ; espérons qu’il aille jusqu’au bout de ses idées. (★)

En lire plus…

Page 2 sur 38312341020Dernière page »