Les Maîtres du pain (mini-série)

Par , le 22 février 2017

Toujours dans l’optique de faire du tri dans diverses affaires, je suis tombée sur un DVD que mes parents avaient visiblement obtenu gratuitement avec leur magazine de télévision. Je me suis dit que c’était l’occasion de rafraîchir de vieux souvenirs, car effectivement, j’ai regardé Les Maîtres du pain lors de son passage à l’antenne. Pourtant, si je calcule bien, j’étais très jeune ! Ou bien était-ce dans le cadre d’une rediffusion ? Bref, on s’en fiche. La grosse blague, c’est que j’ai réalisé après coup que le DVD en question ne comporte qu’une partie de la production, mais il s’agit là d’une autre histoire. Cette mini-série française créée par Hervé Baslé (Entre terre et mer) adaptant le roman de Bernard Lenteric se constitue de trois épisodes de cent cinq minutes chacun qui furent diffusés sur France 2 les 20, 21 et 22 décembre 1993. Aucun spoiler.

Nuit de Noël 1928, Perpezac, en Corrèze. Le boulanger Jérôme Corbières s’active au fournil pendant que Jeanne, son épouse, s’apprête à accoucher pour la première fois, après une décennie à attendre un miracle. Malheureusement, l’enfant tant désiré ne vient pas, ce qui plonge le couple dans une tristesse d’autant plus que accablante que la jeune femme apprend sa stérilité. Connaissant le souhait de son mari de devenir un jour père, elle décide de quitter le foyer et retourner chez ses parents. Mais c’est sans compter sur l’amour de Jérôme qui choisit d’adopter deux garçons d’une dizaine d’années pour notamment leur transmettre son goût du pain, en espérant que leur nouvelle maman revienne rapidement au sein du cocon familial.

À moins d’être un grand amateur de récits de terroir, le synopsis de cette fiction ne donne pas l’eau à la bouche. Il me semble l’avoir plutôt bien appréciée à l’époque, mais je n’avais même pas dix ans, alors… Malgré son âge maintenant avancé, elle tient encore la route et ne se révèle pas trop démodée. Comme souvent, les histoires en costumes passent mieux les décennies que d’autres contemporaines à leur date de création. Certes, la réalisation n’a rien d’exceptionnel et se contente du minimum syndical, mais au regard de la simplicité et de l’authenticité visiblement visées, tout y paraît logique. En revanche, et il s’agit là d’un écueil typique des séries françaises assez anciennes, Les Maîtres du pain souffre de son canevas narratif avec ses trois longues parties. Des épisodes plus courts et denses n’auraient pas été de refus. Le rythme branlant, la succession de scènes assez plates et les dialogues parfois peu naturels provoquent ainsi un certain ennui d’autant plus que les redondances ne manquent pas et que le mélodrame finit par se frayer un chemin trop prépondérant. Il existe au bout du compte une totale absence de constance au sein de cette production, car si le premier chapitre séduit par sa tendresse, le deuxième commence à afficher des signes d’usure et le troisième, lui, laisse perplexe dans le meilleur des cas tant il change de registre. Pire que tout, la mini-série ne dispose d’aucune conclusion en bonne et due forme, ce qui s’avère totalement ubuesque puisqu’elle en avait l’opportunité. La fin n’est pas ouverte, non, elle oublie seulement d’apporter des réponses quant au devenir des personnages. Cette frustration induit chez l’audience une désagréable sensation d’irrespect et amène justement à se montrer bien plus négatif que lors du début promettant beaucoup de chaleur humaine agrémentée d’humour.

Alors qu’il s’imaginait passer toute son enfance dans un orphelinat, le petit Jérôme est adopté par un couple de boulangers. Il apprend auprès de son père son métier et y prend immédiatement goût. Ce n’est guère étonnant qu’il rêve de poursuivre la tradition et de transmettre son savoir à son fils. Sauf qu’avec Jeanne, son épouse, ils ont beau essayer, s’aimer à la folie et ne pas se presser, rien ne fonctionne. Quand le couperet fatidique de la stérilité tombe, le ménage se prépare à traverser une grande épreuve. Sa femme se réfugie chez ses parents et le père n’ayant jamais apprécié son gendre en profite pour semer la zizanie. La situation s’annonce donc fort compliquée. Les Maîtres du pain propose une histoire au demeurant classique prônant la carte de la famille, du travail et bien plus en filigrane, de la religion. Les Corbières forment un petit groupe attachant en dépit de leurs propres défauts. Le boulanger, Jérôme, se montre extrêmement sympathique bien que son portrait soit légèrement idéalisé, à l’image du reste d’ailleurs. Courageux, intelligent, plutôt novateur et dévoué aux siens, il donne le meilleur de lui-même et se bat pour que Jeanne lui revienne. Il adopte deux orphelins comme lui et en fait ses apprentis. Honoré et Sébastien ont beau posséder des tempéraments plus que distincts, ils s’entendent à merveille et apprécient leur nouvelle vie. À eux de découvrir le métier de maître du pain, de trouver leurs marques et de grandir peu à peu. La mini-série commence tout doucement, prend son temps et plaît initialement pour sa désarmante sincérité. Les maladresses du scénario et la naïveté d’ensemble ne gênent nullement surtout que l’interprétation se révèle convenable. L’alchimie du couple principal, assez moderne dans sa caractérisation, avec Wladimir Yordanoff et Anne Jacquemin (Entre terre et mer), fait rapidement mouche. Les gamins aussi s’avèrent mignons à leur façon et voir ce quatuor devenir une famille n’a rien de désagréable, bien au contraire. Sauf que progressivement, le récit s’empêtre dans des rebondissements éculés.

Les deux premiers épisodes demeurent tout à fait corrects en dépit des faiblesses du script. La maladie, les femmes du coin cancanant plus que de raison et l’ombre d’une couturière rêvant de Jérôme n’agacent pas et se fondent dans le décor de ce petit village de Corrèze où tout le monde se connaît. Dommage toutefois que le pain ne soit pas davantage le héros et que le quotidien du boulanger ne bénéficie de plus d’exploration, même si l’évolution des progrès est finement retranscrite. Les figures hautes en couleur, dont La Fatigue (Paul Crauchet) ayant toujours un discours intelligent et bienveillant ou la mère adoptive de Jérôme, l’extraordinaire boute-en-train énergique Astérie (Françoise Seigner), se situent sur le rang des personnages les plus distrayants de la série. Contre toute attente, la dernière partie se déroule dix années plus tard. Les plus grands ont à peine vieilli, mais les enfants, si. Et c’est là que le bât blesse. Leur version adulte n’a rien de celle d’autrefois, physiquement comme psychologiquement parlant. Les vicissitudes de ces vingtenaires laissent au mieux indifférent. Le chapitre s’oublie en sus dans des drames peu spontanés hautement ridicules et souvent trop expédiés avec des amours contrariées, des rencontres fortuites préfabriquées, le retour d’une femme sulfureuse franchement pathétique et des déchirements à ne plus savoir qu’en faire. L’authenticité d’antan échange sa place avec des intrigues poussives dépourvues de subtilité. L’époque le veut, la Seconde Guerre mondiale approche et une fois de plus, la production botte en touche en exploitant ce conflit de manière caricaturale.

Pour résumer, la nostalgique mini-série française Les Maîtres du pain joue le registre du terroir avec cette immersion au sein d’un petit village corrézien du début du XXè siècle. À travers le parcours d’un boulanger passionné rêvant de transmettre ses valeurs, ces épisodes promeuvent le travail, l’assiduité, le respect de chacun, l’abnégation, le sens de la famille et, bien sûr, le sens de la ruralité. Les amateurs du genre apprécieront certainement cette fiction non dénuée d’intérêt d’autant plus qu’elle s’arme à son commencement d’un naturel chaleureux et de personnages parfois savoureux, mais les autres pourront passer sans regret leur tour. Effectivement, bien que l’ensemble ne manque pas d’atouts, il ne sort pas des sentiers battus, comporte plusieurs longueurs, se contente d’une recette éprouvée se nourrissant trop régulièrement d’artifices scénaristiques stéréotypés et, de surcroît, oublie d’offrir un véritable épilogue. En fait, seules les deux premières parties se suffisant à elles-mêmes méritent un visionnage.

Shûkan Maki Yôko | 週刊真木よう子

Par , le 15 février 2017

Aussi incroyable que cela puisse paraître au vu de mes propos répétitifs ces dernières années, j’approche vraiment du bout des séries japonaises traînant dans mes dossiers depuis trop longtemps. Effectivement, sans compter celle d’aujourd’hui, il ne me faut désormais plus qu’une seule main pour toutes les énumérer. Comme souvent, il m’arrive de ne plus savoir pour quelle raison telle fiction figure dans les parages. Avec son concept assez curieux, Shûkan Maki Yôko ne me donnait pas spécialement envie, je l’avoue. Il s’agit d’une collaboration avec les éditions Shinchôsha et leur mook mensuel Gekkan, un hybride entre magazine et livre mettant en avant diverses célébrités. Le travail nous concernant se compose de treize épisodes de vingt-trois minutes chacun qui furent diffusés sur TV Tokyo entre avril et juin 2008. Aucun spoiler.

Son titre l’indique explicitement, chaque semaine illustre l’actrice Maki Yôko (Saikô no Rikon) dans un univers radicalement différent. Durant douze épisodes, elle endosse le costume d’une ancienne prostituée, d’une droguée fuyant un gangster, de la compagne d’un yakuza ou encore d’une lycéenne amatrice de flipper. Ces courtes vignettes scénaristiques se suivent et malgré leurs dissemblances à de nombreux points de vue, elles partagent quelques points communs. Le premier d’entre eux est bien sûr leur vedette. Si d’aucuns doutent des talents de Maki Yôko, cette production ambitieuse détient de solides arguments pour réviser son jugement. À l’instar d’Ueno Juri dans Ueno Juri to Itsutsu no Kaban, série assez similaire sur la forme, la comédienne profite de ce matériel très dense pour démontrer l’étendue de sa palette de jeu et convainc de bout en bout. Drôles, ambiguës, langoureuses, touchantes, sensibles, colériques, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier les héroïnes colorées qu’elle incarne. Elle se permet de chanter elle-même l’interlude du début bien que sa voix n’ait rien de mémorable. Ces épisodes ont aussi pour particularité de s’armer d’une atmosphère originale à travers des répliques régulièrement acérées, des génériques travaillés, un humour absurde et une liberté de ton plutôt inédite pour la télévision japonaise. La diffusion en plein milieu de la nuit explique en partie cela. Dans tous les cas, le second degré côtoie le cynisme, effectue un détour vers une pointe de nihilisme et nourrit les intrigues de références sexuelles plus ou moins discrètes. Le soin apporté au montage et à la musique prouve l’ambition de cette anthologie. Shûkan Maki Yôko est influencée par le cinéma de genre et n’hésite pas à proposer plusieurs clins d’œil à de grands noms de la trempe de Miike Takashi. Si des scénarios restent réalistes et parfois très simples, d’autres se dotent d’éléments fantastiques improbables ayant de quoi laisser circonspects une bonne partie des téléspectateurs. Inversement, ceux appréciant les bizarreries toléreront alors plus facilement les points faibles et vivront un moment enrichissant et stimulant.

Un des principaux risques avec ces florilèges de récits indépendants est justement de souffler le chaud et le froid. Malheureusement, Shûkan Maki Yôko ne déroge pas à la règle. La première semaine figure parmi les plus franches réussites et met le ton. La protagoniste est rattrapée par ses erreurs le jour où un détective privé ambivalent la surprend en faisant ses courses. La lenteur de l’action et le cadre en huis clos induisent chez l’audience un sentiment étouffant et une certaine fascination. Le septième épisode et le policier dérangeant s’engouffrant dans une voie obsessionnelle ne laissent pas non plus indifférent, voire provoquent un malaise indicible. La tristesse et la morosité se taillent la part du lion dans le neuvième quand une femme subit une opération esthétique et réalise que ce n’est pas un nouveau faciès qui modifiera sa morne vie. Au bout du compte, la mélancolie représente presque un fil rouge de cette fiction passant d’un registre à un autre diamétralement opposé et s’amusant des contre-pieds. Plusieurs récits, dont le onzième, mériteraient aussi d’être cités, car les bonnes idées répondent souvent présentes malgré une écriture parfois un peu légère et nécessitant davantage de soin et de développement. À noter que les scénaristes changent chaque semaine, tout comme les invités : Abe Sadao, Endô Kenichi, Tanaka Tetsushi, Ikeda Tetsuhiro, Nukumizu Yôichi, Nagasaku Hiromi… Le treizième épisode, sorte de documentaire sur les coulisses, s’avère totalement anecdotique et se rapproche de l’autosatisfaction comme savent trop bien le faire les Japonais.

Pour conclure, Shûkan Maki Yôko ne ressemble clairement pas à une série japonaise habituelle. Ce n’est pas tant sa formule qui marque, car les anthologies ne manquent finalement pas à l’écran, mais plutôt son aspect conceptuel, stylisé et expérimental. Chaque épisode s’attarde sur une femme en proie à divers démons incarnée avec talent par l’hypnotique Maki Yôko. Bien que la production souffre d’une certaine inconstance et d’histoires parfois légèrement expédiées, elle se déguste petit à petit et laisse sur l’impression d’assister à un spectacle original successivement dramatique, drolatique et définitivement unique en son genre.

The Librarian | Les Aventures de Flynn Carson (téléfilms)

Par , le 8 février 2017

Sauf rares exceptions, je n’aborde pas les téléfilms sur Luminophore, préférant me contenter de séries au sens strict du terme. Mais je trouve que ce ne serait pas un mal que d’évoquer la trilogie The Librarian (Les Aventures de Flynn Carson en version française) ici puisqu’elle a donné naissance dès 2014 à une production dérivée intitulée The Librarians (Flynn Carson et les Nouveaux Aventuriers chez nous) que j’envisage de regarder assez prochainement. À l’origine, The Librarian se limite à un unique unitaire, mais le succès ayant été au rendez-vous, il fut suivi de deux autres. Il n’est probablement pas nécessaire de les visionner pour lancer The Librarians, mais j’imagine que les références et clins d’œil n’y manquent pas et prolongent l’éventuel plaisir. Histoire de bien faire les choses, j’ai justement choisi de rafraîchir mes souvenirs surtout que je n’avais encore jamais testé le troisième et dernier volet. Aucun spoiler.

Il existe donc trois téléfilms formant cette trilogie. Tous durent une heure et demie et sont passés sur la chaîne étasunienne TNT un peu avant Noël.

  1. The Librarian: Quest for the Spear (Les Aventures de Flynn Carson : Le Mystère de la lance sacrée), diffusé le 5 décembre 2004
  2. The Librarian: Return to King Solomon’s Mines (Les Aventures de Flynn Carson : Le Trésor du roi Salomon), diffusé le 3 décembre 2006
  3. The Librarian: The Curse of the Judas Chalice (Les Aventures de Flynn Carson : Le Secret de la coupe maudite), diffusé le 7 décembre 2008

Malgré son âge maintenant assez avancé, Flynn Carsen – Carson en version française – continue d’user les bancs de l’université. Il a beau multiplier les diplômes et maints domaines de recherche, il semble incapable de sortir des quatre murs de cet établissement et entrer dans la vie active. Un de ses professeurs las de le voir aussi immature décide de le jeter dehors et de le forcer à se prendre en main. Contre toute attente, l’éternel étudiant réussit sans aucune difficulté à trouver un travail comme conservateur dans une bibliothèque. Il ne se doute pas que ce poste n’a rien de tranquille. Chasses au trésor, courses contre la montre et affrontements de forces naturelles rythment désormais son quotidien loin de tout repos. Si aux yeux des autres, dont ceux de sa mère rêvant d’une belle-fille, il n’est qu’un banal intellectuel caché derrière une montagne de poussière, il brave en vérité les dangers toutes les semaines de l’année !

Les trois téléfilms démontrent une qualité assez homogène, disposent des mêmes atouts et défauts, et répètent un unique canevas narratif. Le premier souffre d’une réalisation et d’incrustations franchement médiocres tandis que le dernier se perd dans quelques développements un peu trop fantastiques pour le genre, mais pour autant, l’ensemble s’avère globalement équivalent. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une fiction familiale décontractée ne se prenant pas au sérieux et assumant sans honte ses nombreuses lacunes. L’idée n’est pas d’en mettre plein la vue et de toute manière, le budget probablement limité ne le permet pas. Non, à la place le but est d’amuser en bonne compagnie, car une partie du charme de cet univers repose sur son protagoniste solidement incarné par le sympathique Noah Wyle (ER, Falling Skies). Flynn Carsen est, sur le papier du moins, le stéréotype de l’étudiant instruit manquant totalement de sens pratique et d’expérience de la vie. Plongé dans ses livres, il est assez déconnecté des autres et peine à entretenir une relation amoureuse convenable. Le scénario ne lésine pas sur les clichés du genre et se présente surtout comme une sorte de parodie de la fameuse franchise cinématographique Indiana Jones. Les références y pullulent, d’ailleurs, et participent à l’atmosphère plutôt rigolote.

Avec son nouvel emploi, Flynn se lance à la recherche d’artefacts magiques que de vils personnages tentent de s’approprier pour régner sur le monde, devenir puissants, etc. Bref, ceux-ci agissent comme de vrais méchants cupides et le conservateur veille au grain malgré ses propres doutes sur ses compétences physiques. Au fil des épisodes, il gagne en assurance et démontre de sérieuses aptitudes à se sortir de n’importe quelle situation, aussi fantasque et dangereuse qu’elle puisse être. L’écriture n’apporte aucune originalité aux histoires de cette trempe et ressemble souvent à un patchwork d’éléments disparates avec ces objets mystérieux issus de tous les mythes existants, ces luttes de pouvoir, ces supérieurs bienveillants (Bob Newhart) cachant certainement une partie de leur exacte nature, ces sectes grandiloquentes prêtes à tout pour atteindre leur but… Aucune surprise réelle ne vient troubler le scénario qui suit une formule déjà éprouvée depuis plusieurs décennies, ce qui ne favorise cependant pas un quelconque ennui parce que les répliques assez vives contrebalancent ces difficultés et ponctuent les péripéties rocambolesques. Forcément, Flynn étant incapable de se défendre seul, il faut lui associer quelqu’un susceptible de l’aider dans sa quête. C’est l’occasion d’y rencontrer trois femmes aux atouts différents. L’une (Sonya Walger – Lost) est sportive, la deuxième intellectuellement stimulante (Gabrielle Anwar – Burn Notice) et la troisième (Stana Katic – Castle) fort énigmatique. Amour, amitié et succession de visages connus alimentent ainsi les intrigues non dénuées d’incohérences et d’inepties presque attendrissantes.

Pour conclure, les téléfilms The Librarian se nourrissent de tous les codes et poncifs des récits aventuriers de la trempe d’Indiana Jones, quitte à en devenir parfois un petit peu indigestes, ridicules et sans franche identité. Le visionnage demeure malgré tout satisfaisant grâce à une courte durée, un sens de l’autodérision, un rythme savamment dosé, un humour truculent et moult péripéties divertissantes. Certes, apprécier les contes, légendes et autres mythes permet certainement de s’avérer bien moins critique et de tolérer ces écueils, dont cette gentillesse permanente, mais la générosité de l’ensemble plaît. Pour peu que l’on ait un faible pour les productions sans prétention choyant à la fois les courses au trésor, la dimension romantique et la bonne humeur, celle-ci ne déçoit donc pas et effectue plus que correctement son travail. Espérons que la série dérivée conserve cette fraîcheur, ce ton décomplexé et ne souffre pas d’un aspect trop répétitif.

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